Béranger, le poète oublié (part II)

Publié le 26 Décembre 2012

Cette mort produisit un effet immense; ce fut comme un deuil public.

Pendant plusieurs mois, des mots de Bréanger, des fragments de lettres de Béranger, des conversations de Bréanger, des traits de bienfaisance de Béranger furent cités partout avec de telles paroles d'admiration qu'on eut dit une apothéose. Sa renommée se transformait en gloire; nous voyions un homme entrer dans l'immortalité. Six mois plus tard, on annonce un recueil posthume du poète.

Le manuscrit de ce recueil contenait cinq ou six chansosns empreintes d'un républicanisme fort avancé, et qui, comme le Vieux Vagabond ou les Contrebandiers, confinaient à ce qu'on appelait alors avec terreur le socialisme. L'éditeur, effrayé, consulte quelques amis de l'auteur, qui, par prudence, lui conseillent le retranchement, mais personne ne songe à supprimer huit autres chansons consacrées toutes à la glorification de Napoléon Ier.

Le volume paraît .

Dès le lendemain déchainement effroyable dans toute la presse républicaine et libérale.

(La suite demain)

Rédigé par Alexandre R.

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