Le génocide vendéen: la naissance ignorée de la République

Publié le 24 Mars 2014

"Nos soldats(de la République) parcourent par des chemins épouvantables les tristes déserts de la Vendée... Partout où nous passons, nous portons la flamme et la mort. L'âge, le sexe, rien n'est respecté. Hier, un de nos détachements brûla un village. Un volontaire tua de sa main trois femmes. C'est atroce mais le salut de la République l'exige impérieusement(...) Quelle guerre! Nous n'avons pas vu un seul individu sans le fusiller. Partout la terre est jonchée de cadavres; partout les flammes ont porté leur ravage" (...).

"Les délits ne se sont pas bornés au pillage, ajoute Lequenio. Le viol et la barbarie la plus outrée se sont représentés dans tous les coins. On a vu des militaires républicains violer des femmes rebelles sur des pierres amoncelées le long des grandes routes et les fusiller et les poignarder en sortant de leurs bras; on en a vu d'autres porter des enfants à la mamelle au bout de la baïonnette ou de la pique qui avait percé du même coup la mère et l'enfant" (...).

"J'ai vu brûler vifs des femmes et des hommes, écrit le chirurgien Thomas. J'ai vu cent cinquante soldats maltraiter et violer des femmes, des filles de quatorze et quinze ans, les massacrer ensuite et jeter de baïonnette en baïonnette de tendres enfants restés à côté de leurs mères étendues sur le carreau..."

Lettre du Capitaine Dupuy, du bataillon de la Liberté, adressée à sa soeur, les 17 et 26 nivôse (janvier 1794).

Rédigé par Alexandre R.

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