"Cela conduit insensiblement à y mettre de l'esprit
Publié le 28 Janvier 2013
"L'on a écrit régulièrement depuis vingt ans; l'on est esclave de la construction; l'on a enrichi la langue de nouveaux mots, secoué le joug du latinisme, et réduit le style à la phrase purement française. L'on a presque retrouvé le nombre que Malherbe et Balzac avaient les premiers rencontré, et que tant d'autres, depuis ont laissé perdre. L'on a mis enfin dans le discours tout l'ordre et toute la netteté dont il est capable. Cela conduit insensiblement à y mettre de l'esprit."
Celui qui n'a égard en écrivant qu'au goût de son siècle songe plus à sa personne qu'à ses écrits. Il faut toujours tendre vers la perfection..."
La Bruyère (1639-1696)